Dynastie des Aschkanides

Ardeschir combat les Kurdes

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Il emmena d’lstbakhr une armée sans nombre ; il partit, préparé à livrer bataille aux Kurdes.

Il demanda à Dieu de le récompenser de ses bonnes œuvres et de lui permettre de verser dans ce pays le sang des voleurs.

Lorsque le roi Ardeschir s’approcha, les Kurdes allèrent à sa rencontre pour le combattre avec une armée innombrable.

C’était une affaire méprisable ; mais elle devenait difficile parce que le pays entier aidait les Kurdes.

Il avait formé

Une ariuéeaperse plus nombreuse que les Kurdes, comme trente contre un ou deux.

Ils combattirent tout un jour jusqu’à la nuit et l’armée du roi s’enfuit ; il yiavait tant de morts et de blessés sur la plaine où l’on avait combattu, que le champ de bataille en était obstrué.

Excepté le roi avec une petite escorte, il ne restait plus un seul des grands sur le champ de bataille et l’ardeur du soleil et la poussière avaient produit une soif qui faisait se fendre les langues.

Lorsque la nuit eut levé son drapeau et mis fin au combat, à l’agitation et aux clameurs, le maître du monde vit sur le haut d’une montagne un feu et s’y dirigea avec son entourage ; ilvalla vers ce feu, accompagné de quelques hommes jeunes et vieux ; quand il fut tout près, il vit des pâtres qui gardaient des moutons et des chèvres.

Le roi et son escorte mirent pied à terre, leurs bouches pleines de la poussière du combat ; Ardeschir leur demanda avidement de l’eau et ils lui en apportèrent avec du lait caillé ; il se reposa, mangea un peu de ce qu’il voyait devant lui et la nuit étant devenue noire, il ôta sacotte de mailles, s’en fit un matelas digne d’un homme de guerre et prit pour oreiller son casque royal.

I Lorsque l’aurore parut sur la surface des eaux, le roi de l’Iran se réveilla ; le chef des pâtres s’approcha de son chevet, disant :

Puissent tes jours et les .5 nuits être heureux !

Quel malheur t’a donc fait prendre le chemin de ce désert, où tu as trouvé un lit si malaiséh Le roi lui demanda sa route et comment se rendre de ce lieu à un endroit où il pourrait se reposer.

Le chef des pâtres répondit :

Tu ne trouveras pas sans guide un pays habité ; mais quand tu auras fait d’ici un chemin de quatre farsangs, tu verras un lieu où te reposer et de là il y a village sur village et dans chacun un chef renommé. »

I Ardeschir, ayant entendu’ ces paroles du pâtre, emmena de leurs troupeaux quelques vieillards pour lui servir de guides, traversa la montagne et arriva dans un village dont le chef s’empressa d’aller au- devant de lui.

Il envoya de là des cavaliers jeunes et vieux à Kharreh-i-Ardeschir et toute l’armée, quand -elle reçut des nouvelles du roi, se mit en route, le cœur en joie.

A Il envoya des espions dans le pays des Kurdes pour apprendre en secret ce qui se passait chez eux.

Ces hommes de confiance partirent et en revenant mirent pied à terre auprès du roi de l’Iran, disant :

Ils sont tout glorieux et dans la joie et personne ne s’inquiète du roi ; ils croient qu’Ardeschir est affaibli et à Isthakhr et que sa jeune fortune a vieilli. »

Ces paroles réjouirent le roi et tout ce qui s’était passé s’elI’aça de son cœur comme un souffle ; il choisit dans cette armée glorieuse dix mille cava- V. t !

A !

Liers prêts à frapper de l’épée et emmena avec lui mille hommes pourvus d’arcs, de flèches et de carquois.

Il fit partir cette troupe au coucher du’soleil, laissant derrière lui ceux qui n’étaient pas propres à cette expédition.

Lorsque la nuit fut passée à moitié et tout à fait sombre, le roi fut près des Kurdes ; il trouva toute la plaine couverte d’hommes endormis. il vit que toute cette armée. était en confusion.

S’approchant des Kurdes endormis, il lâcha la bride aux destriers ardents, tira l’épée et frappa et posa une couronne de sang sur la tête des herbes.

Toute la plaine fut couverte de têtes et de mains coupées des Kurdes, leurs . corps étaient couchés l’un sur l’autre par soixantaine et l’on fit des prisonniers sans nombre ; leur férocité et leur folie avaient amené leur perte.

Ardeschir livra au pillage tout leur pays et distribua à toute son armée de l’or et des couronnes et la bonne étoile et la justice du roi produisirent un effet tel qu’un vieillard pouvait, dans ce pays, porter sur sa tête, dans un plateau, des pièces d’or, sans que personne y fit attention.

Il ne s’y arrêta pas pour tirer gloire de sa bravoure, mais s’empressa de rentrer à Isthakhr et donna l’ordre qu’onmlt les chevaux en bon état et qu’on réparât les armures des cavaliers, pour que ses hommes, reposés par les fêtes, pussent tourner leurs pensées de nouveau vers les jours du combat.

Les braves se mirent à jouir de la vie et quand leurs ?

Reins ne ressentaient plus la fatigue de la ceinture, Ardeschir médita de nouvelles guerres.

Quand tu auras entendu cette histoire, gardela dans ta mémoire.

Dernière mise à jour : 7 sept. 2021