Khosrou Parviz

Bahram Djoubineh monte sur le trône

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Lorsque le rideau couleur de poix parut, que les astres brillèrent à la voûte du ciel et que l’on entendit la voix des gardes de nuit, Bahram demanda un roseau et du papier.-Un scribe intelligent et noble arriva ; Bahram plaça devant ce savant l’encrier et le roseau et lui dit :

Il faut écrire sur cette soie une déclaration des Iraniens, que Bahram est roi, que sa fortune est victorieuse, qu’il est digne du trône et l’ornement de la couronne, qu’il ne cherche dans le monde que la droiture, dans ses actes publics et en secret. »

Ceci fut écrit, puis on alluma des bougies et l’on passa la nuit sombre dans les inquiétudes.

Lorsque ce voile couleur de lapis-lazuli eut disparu et que le monde fut doré par l’aspect du soleil un homme à la fortune victorieuse vint et lit placer une estrade de trône dans la salle de Bahram ; on balaya la salle jusqu’à ce qu’elle fût propre comme de l’ivoire, on suspendit la couronne au-dessus du trône, on plaça un siégé sur l’estrade d’or, puis on ouvrit la salle.

Le roi Bahram s’assit sur le trône et posa sur sa tête la couronne des Keïanides ; le scribe apporta la déclaration royale, écrite sur un satin de grand prix et tous les grands la signèrent et reconnurent Bahram pour roi du monde.

Quand ils eurent signé leurs noms sur cette pièce, Bahram y apposa , son sceau d’or, puis il dit :

Cette royauté est à moi, Dieu le saint vous en est témoin.

Puissent pendant mille ans régner des rois issus de ma race, puisse un noble fils après l’autre garder cette couronne et ce trône puissant. »

Ceci se passait au mois d’Ader et au jour de Hour, lorsque le lion dévore le dos de l’onagre.

Les astres se montraient à la place du puissant soleil et leur reniflement couvrait le monde comme d’un mirage.

Quand le cyprès disparaît du jardin, l’herbe prend la place de l’arbre élancé.

Ensuite Bahram dit aux Iraniens :

Il y a au milieu de nous de la lutte et des haines.

Ceux qui n’approuvent pas ce qui se fait, qu’ils soient pervers ou honnêtes, ne doivent pas rester dans l’Iran plus de trois jours ; ils partiront le quatrième jour, aussitôt que le soleil qui éclaire le monde aura paru, pour rejoindre Khosrou ; ils ne pourront plus se reposer dans ce pays et si l’un d’eux demeure au-delà [de ce jour dans l’Iran, il ne lui restera pas beaucoup de temps à vivre. »

On l’acclama roi et l’on disait :

Puisse le monde ne jamais être privé de toi ! »

Mais ce n’était pas de bon cœur et tous ceux qui étaient alliés à Khosrou et que blessait cette nouvelle royauté partirent de ce pays pour la frontière du Roum, ils se dispersèrent et quittèrent le pays des hommes libres.

Dernière mise à jour : 7 sept. 2021