Hormuzd

Hormuzd met à mort Simah Berzin et Bahram Adermihan

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Lorsque l’affaire du Mobed fut terminée si tristement, tout le pays fut bouleversé par la douleur ; mais le sanguinaire et indigne maître du monde ne pensa pas un instant aux malheurs du sort.

Il se prépara ’a verser de nouveau du sang et à se servir pour cela de Bahram Adermihan.

Lorsque la nuit fut devenue profonde, il le fit appeler, le fit s’accroupir devant lui et lui dit :

Veux-tu obtenir de la sécurité et être garanti contre de mauvais traitements et ma mauvaise humeur ?

Quand le soleil brillera à la voûte du ciel et quand la cime de la montagne sera devenue comme le dos d’une cuirasse, tu viendras avec les grands de l’Iran et tu te placeras devant mon trône ; je te ferai alors des questions sur Simah Berzin et toi, en me répondant, garde-toi d’hésiter.

Je te demanderai quel homme c’est que ton ami, s’il est méchant ou un adorateur de Dieu et tu me répondras que c’est un méchant homme, malveillant et de la race d’Ahriman.

Ensuite tu me bb demanderas tout ce que tu voudras, des esclaves et un sceau, un trône et un diadèmem Bahram répondit :

Je le ferai et dirai cent fois plus de mal de lui que tu ne le demandeSm C’est ainsi.que le roi cherchait un prétexte de priver de toute sympathie Simah, qui était issu d’une grande famille et avait été un des favoris de son père, cette lumière du monde ; il quittait la voie de la droiture et se jetait dans les ruses, tissant ainsi lui-même le tapis de sa fortune sombre.

Lorsque le voile couleur d’ivoire parut et que le soleil se montra dans le signe des Gémeaux, le maître du monde s’assit sur son trône d’ivoire et l’on suspendit sa couronne précieuse ; les grands de l’Iran se rassemblèrent à la porte, jusqu’à ce que la foule fût arrivée ; le grand chambellan leva le rideau de la porte et ils entrèrent tous chez le roi.

Bahram Adermihan entra le premier, puis Simah Benin et les grands de la nouvelle cour.

Chacun s’assit à sa place et la foule resta debout.

Le roi s’adressa à Bahram Adermihan et lui dit :

Simah Berzin qui està notre cour est-il digne de recevoir des trésors, ou ce est-ce un homme qui fait de la peine aux autres ?

Par un homme malveillant ne mérite pas des trésors»

Bahram Adermihan savait quelles étaient l’origine et la raison de cette question du roi du monde ; il savait qu’eux tous auraient lieu de verser des larmes et qu’à la [in ils n’obliendraient sous ce maître du peuple qu’une tombe sans linceul.

Il répondit :

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noble roi, ne parle pas de Simah Berzin, car c’est ce lui qui a converti le pays d’Iran en désert ; maudites soient la moelle de ses os et la peau de son corps !

Il parle toujours pour ce qu’il y a de plus mauvais et c’est dans ce sens qu’il décident, Lorsque Simah Berzin entendit ces paroles, il dit :

Ô mon bon et vieil ami !

Ne donne donc pas.un mauvais témoignage contre moi, ne te ligue pas ainsi avec le Div.

Quelles actions ou quelles paroles dignes d’Ahriman connais-tu donc de moi, depuis que nous sommes amis ? »

Bahram Adermihan lui répondit :

Tu as répandu dans le monde une semence dont tu vas recueillir les premiers fruits ; tu n’auras du feu que tu as allumé que la fumée noire.

Kesra nous avait appelés, toi et moi et nous avait fait accroupir devant le ce trône royal avec d’autres Mobeds, comme Buzurdjmihr et lzed Guschasp, cet homme de haut rang et de beau visage.

Il nous demanda qui était le plus digne du trône impérial et qui avait de la majesté naturelle ?

Il donnerait la royauté au plus digne, fûtil l’aîné, fût-il le cadet.

Nous tous nous levâmes et répondîmes unanimement que ce fils d’une femme turque n’était pas digne du trône, que personne n’en voulait pour roi, parce qu’il était de la famille du Khakan et de mauvaise nature et que de starrture et d’aspect il ressemblait à sa mère.

Toi seul as

a déclaré que Hormuzd était digne du trône et maintenant tu es dignement récompensé de ce que tu as fait.

C’est pour cela que j’ai rendu témoignage contre toi et que ma bouche t’a prodigué l’injure»

Hormuzd pâlit de honte quand il entendit œs paroles de droiture.

Il les envoya tous les dans en prison pendant la nuit sombre et n’en parla pas pendant deux nuits.

La troisième nuit, lorsque la lune eut paru sur la cime de la montagne, il se débarrassa de Simah Berzin ; il le lit tuer dans la prison comme on tue les voleurs, mais il n’en relira que du chagrin et des malédictions.

Lorsque Bahram Adermihan eut appris que cet homme au cœur pur avait disparu, il envoya au roi un message et lui fit dire :

Ô toi dont la couronne est au-dessus du cercle de la lune !

Tu sais combien je me suis donné de peine pour tenir cachés tes secrets et que devant ton père, le roi glorieux, j’ai toujours agi en la faveur.

Si tu veux m’appeler et me faire asseoir devant le trône royal, je te donnerai un conseil qui le sera de grande utilité ; ne me laisse donc plus un instant dans les fers et la prison ; l’I-ran en profitera et tous les hommes de sens seront délivrés de leurs inquiétudes. »

Hormuzd reçut ce message et choisit parmi ses serviteurs un homme de confiance pour conduire Bahram auprès de lui, pour l’amener à sa cour illustre.

Il fit appeler Bahram dans la nuit sombre. !

Lui fit de longs discours en paroles douces et lui dit :

Dis-moi quel est ce conseil qui doit rendre heureux mon sort. »

Bahram répondit :

serai vu dans le trésor du roi une boîte noire, fort simple ; dans cette boîte est placé un coffret qui contient un écrit en langue perse, tracé sa ; du satin blanc et c’est là-dessus que l’espoir des Iraniens repose ; il faut donc que tu examines cet écrit de ton père, le roi maître du monde. »

Lorsque Hormuzd eut entendu ce récit, il envoya chez son Destour, toujours prêt à le servir et lui fit dire :

Cherche dans mon antique trésor une boîte très-simple, fermée par un sceau qui porte le nom de Nouschirwan, puisse son âme rester toujours jeune !

Apporte-la-moi sur-le-champ encore pendant la nuit et ne mets pas beaucoup de temps à la chercher. »

Le trésorier se hâta, chercha la boîte et l’apporta, le sceau intact.

Le maître du monde ouvrit la boîte en invoquant fréquemment le nom de Nouschirwan ; il vit dans la boîte un coffret fermé aussi par un sceau ; il en tira en grande hâte la pièce de satin et il examina l’écriture que Nouschirwan avait tracée sur cette pièce de soie.

La lettre disait :

rHormuzd sera pendant dix ans et encore pendant deux ans un roi sans pareil.

Plus tard le a monde sera rempli de trouble et le nom et le renom du roi se perdront ; des ennemis apparaîtront de tous les points, surloul un homme de mauvaise .

[

race, semblable à un Ahriman ; l’armée du roi dispersera de tous les côtés et son ennemi le précipitera du trône ; ce méchant homme lui brûlera les deux yeux et ensuite on le privera de la vie. »

Hormuzd regarda cette lettre écrite de la main de son père ; il en [ut épouvanté et déchira la pièce de, soie ; ses yeux se remplirent de larmes de sang, son visage pâlit et il dit à Bahram :

Ô scélérat !

Que cherchais-tu dans cet écrit ?

Veux-tu donc m’arracher la tête ? »

Bahram.1épondit : Ô fils d’une femme turque !

Quand seras-tu las de verser du sang ?

Tu es de la race du Khakan et ’non pas de celle de Keïkobad, toi à qui Kesra a posé la rouronne sur la tête la Hormuzd comprit que, si ce !

Homme restait en vie, il étendrait une main sanglante sur son maître, et, ayant entendu ces paroles blessantes, il renvoya Bahram à la prison.

La nui !

Suivante, lorsque la lune eut levé sa tête au-dessus de la montagne, le bourreau tua : Bahram dans-Sa prison et il ne resta plus à la cour du roi un hommr de sens, un guide ou un Mobed.

Tout mal vient du mauvais caractère ; garde-toi de le laisser aller aux mauvais penchants.

Dernière mise à jour : 26 sept. 2021